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Agadir: Franc succès du festival Founoun

Agadir: Franc succès du festival Founoun
Abdellatif Laâbi, Naziha Meftah et Driss El Maaloumi séduisent le public
C’était lors du spectacle «l’œil du cœur»

Agadir: Franc succès du festival Founoun
L’oeuvre de Abdellatif Laâbi est plurielle. Ancrée dans un humanisme de combat, elle réunit roman, théâtre, essais... au confluent des cultures
           
Emerveillement, enchantement, raffinement … Difficile de trouver le mot juste pour décrire l’atmosphère de plénitude qui régnait dernièrement à Agadir lors de la clôture du festival Founoun. L’auditoire a réellement été subjugué par le spectacle «l’œil du cœur» avec à l’affiche, Abdellatif Laâbi, Driss El Maloumi et Naziha Meftah. Construit autour de l’univers poétique d’Abdellatif Laâbi, ce spectacle est à la fois récital et concert. La voix du poète interprétant lui-même ses textes, se conjugue lors de cette rencontre aux créations musicales du luthiste Driss El Maloumi, ainsi qu’à l’éventail de l’art lyrique de Naziha Meftah. Cette brillante cantatrice a porté par le chant, les paroles nues du poète sur fond de performances musicales.

La poésie, le chant et la musique se sont ainsi mêlés dans un même élan de plénitude créatrice, fruit de la rencontre de trois grands talents. En effet, Driss El Maloumi est l’un des artistes de oud le plus talentueux et largement reconnu sur le plan international. Premier prix du oud, du Conservatoire national de Rabat en 1992, premier prix de perfectionnement en 1993 et prix d’honneur en 1994, cet artiste, n’a cessé depuis, de partir à la rencontre d’autres traditions musicales. Il a ainsi joué entre autres, aux côtés du maestro de la viole de gambe Jordi Savall (Espagne). Son album « 3 MA » avec Ballaké Sissoko et Rajery, a été élu meilleur album world music aux Charts Europe 2008. De son côté, Naziha Meftah s’est exercée très jeune à la chanson.
Après une maîtrise en littérature arabe, elle quitte le Maroc pour la France. «Sa voix est couleur arc-en-ciel et ses vibrations vont à la rencontre de l’arabo-andalou et du melhoun, tout en explorant d’autres registres classiques orientaux, tels que Fairouz, Oum Kalthoum, Asmahane.

. Dès 1990, elle est reconnue, lors d’un concours organisé par Radio Orient, comme «la première voix arabe de Paris». Elle a enregistré l’album «Indifaâ» au Caire, puis un second à Bruxelles, avec l’ensemble Qayna, et son dernier «Traversées», avec l’ensemble Wajd. Pour sa part, Abdellatif Laâbi qui n’est plus à présenter, est né à Fès. Son opposition intellectuelle au régime, lui a valu l’emprisonnement pendant huit ans. Libéré en 1980, il s’exile en France en 1985. «Depuis, il porte le Maroc ardamment dans son coeur en banlieue parisienne». Son vécu, est la source première d’une œuvre plurielle qui réunit poésie, roman, théâtre, essais au confluent des cultures, ancrée dans un humanisme de combat, pétrie d’humour et de tendresse, est-il indiqué. Il a en outreobtenu le prix Goncourt de la poésie en 2009.

De notre correspondante,
Malika ALAMI

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